22.05.11 Revue Books, mai 2011, « Faut-il manger des animaux ? »
Selon un enquête de l’écrivain Jonhatan Safran Foer, il y a trois prémisses qui poussent à éviter la consommation de viandes.
1) C’est inutile pour la santé, ce que confirme la très conservatrice Association américaine de diététique (y compris durant la grossesse, l’allaitement, la petite et l’enfance). Elle estime également qu’un régime végétarien peut avoir de nombreux aspects bénéfiques pour la santé, dont un risque faible de maladie cardio-vasculaire et de cancer)
2) Elle engendre des souffrances animales inouïes
Même si les animaux que nous mangions avaient une vie décente, il faut encore considérer la façon dont ils meurent. Théoriquement, elle est sonnée par une cheville percutante qui pénètre dans le cerveau, mais parfois elle assomme à peine l’animal qui reste conscient ou reprend ses esprits . Il est ensuite suspendu pour être égorgé ; parfois explique un employé, la bête cligne des yeux ou tord le cou à gauche et à droite, l’air perdu, le regard fou. Il arrive alors devant l’employé chargé de lui écorché la tête. Une minorité non négligeable d’animaux sont encore conscient à ce stade. La partie inférieure des membres est ensuite coupée. A cet instant ceux qui sont encore en vie deviennent fou et lancent des ruades désordonnées.
3) Un rapport publié par l’ONU en 2006, montre que cette industrie produit 40% de plus d’émissions responsables du changement climatique que toutes les formes de transport combinées. Ce qu’on connaît moins c’est une pollution plus générale. Selon les recherches de J. Safran, les animaux d’élevage aux US, produisent environ 40,000 kilos de merde par seconde. Smithfield, le plus gros producteur de porc dans ce pays, produit autant de déchets fécaux que la population française, or il n’existe quasiment pas d’infrastructure pour les traiter.
Sur les côtes Bretonnes, la prolifération des algues vertes est due pour une bonne part aux pollutions générées par la quantité d' élevages de bovins ou porcins qui s'écoulent vers le littoral.
2011, l'année où la population mondiale atteindra les sept milliards
Selon le National Geographic, il faut 200 ans pour compter à voix haute jusqu’à 7 milliards, le nombre d’humains que devrait compter la planète en 2011. L’humanité est passée en un temps record de 6 à 7 milliard d’individus… (12 ans), alors qu’il lui a fallu entre 100 et 200,000 ans avant d’atteindre le premier (autour de 1800).
La moitié habite dans les villes, notamment des mégapoles (>10mio. hab. <- 2 en 1950, une bonne 20aine aujourd’hui), 61% sont asiatiques (4 mld) , 1 mld habitent en Afrique ou en Asie et 750 mio en Europe (après avoir représenté25% de la pop. mondiale en 1900, le Vieux Continent n’en figurera plus que 11%).
La moitié aura moins de 29 ans, et un quart moins de 15 ans. 600 mio. a plus de 65 ans. Il y a désormais plus d’hommes que de femme,
200mio vivrons dans un pays où ils auront émigrés (3%).
Entre l’âge glaciaire et la Renaissance, la population mondiale aurait doublé en moyenne tous les seize à dix-sept siècles, or elle est passée de 2.3 à 7 milliards en 1941 à 2011, ce qui signifie qu’une personne âgée de 70 ans aujourd’hui, à connu un phénomène unique dans l’histoire de l’humanité … son triplement au cours d’une seule vie.
Si le monde était un village ...
Le monde entier est un village global. Imaginons un instant que ce village soit composé de 100
On compterait 50 jeunes de moins de 25 ans.
20 personnes (uniquement des hommes), possèderaient 80% du village et de ses richesses. 1 femme seulement possèderait sa propre terre.
Entre 5 et 6 femmes auraient subi un viol.
42 personnes ne boiraient jamais d'eau potable.
50 personnes vivraient au sein même du petit village, 50 autres seraient éparpillés aux alentours.
33 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 23 seraient des femmes.
5 hommes et 1 femme seraient militaires, policiers, ou gendarmes.
5 enfants travailleraient dans des conditions d'esclavage et 1 petite fille serait employée de maison sans être rémunérée.
60 personnes sauraient lire, écrire et compter. 40 seraient des hommes.
50 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé.
20 personnes auraient accès à un ordinateur, dont 15 connectées à un réseau de type internet.
1 personne serait considérée comme riche, c'est à dire possédant plus de richesses que nécessaire pour assouvir ses propres besoins et ceux de sa famille. Elle possèderait à elle seule 50% du village et de ses richesses.
80 personnes auraient une religion, dont 40 seraient forcées de la pratiquer (sous la contrainte ou de par la coutume), et 20 autres ne la pratiqueraient pas. En outre, 5 personnes la pratiqueraient malgré des risques pour leur survie.
La bibliothèque du village ne serait accessible qu'à 24 personnes, les autres en seraient interdites. Le cinéma serait visité chaque semaine par 1 personne, toujours la même.
L'électricité serait coupée environ 50% du temps, faute de moyens. 30 personnes gaspilleraient 90% des ressources naturelles et énergétiques du village.
(Lewis Blakewell, Arbres extraordinaires, 2011 pour l’édition française)
Tomber d’un arbre est une bonne façon de le mesurer
L’expression « forêt tropicale humide » s’applique aux régions du monde comprises entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. Ces zones chaudes et humides connaissent des niveaux de précipitation avoisinant 250 cm par an et se caractérise par ses arbres d’une extrême diversité (300 à l’hectare). Elle est considérée comme le poumon de la Terre et abrite la moitié des espèces animales et végétales de notre planète qu’elle décline selon un axe horizontal tout autant que vertical. Selon les diverses strates, peuvent se développer une flore et une faune particulière à chacune d’elles. Sa superficie s’est réduite de moitié en l’espace d’un demi-siècle et cette tendance s’accentue au rythme effarant d’un ou eux hectares à la minute. Elle est l’un des six grands types d’environnements forestiers que l’on distingue habituellement, les autres étant : la forêt boréale et son large ruban qui contourne le nord de la planète, du Canada à la Russie en passant par la Scandinavie et en traversant toute la Sibérie ; les forêts tempérées typique de l’Europe et de l’Amérique du Nord, mais aussi de certaines régions d’Asie, d’Australasie, du Sud Africain et d’Amérique du Sud ; la forêt méditerranéenne : la forêt de mousson et les forêts des régions côtières tropicales principalement composées de palétuviers et de cocotiers
Dans le massif forestier de Fishlake National Forest aux US, Pando pousse un peu plus loin nos notions confuses et contradictoires de l’existence. Pando est un tremble, cependant ce n’est pas un arbre isolé, mais une colonie clonale, tous les troncs étant reliés entre eux par un système racinaire unique sur une surface de 43 ha. Sur le plan génétique il s’agit là d’un seul et même organisme, ce monstre pèserait 6,000 tonnes. Ce schéma nous permet de briser ce paradigme qui veut mettre forcément en parallèle le fonctionnement d’un organisme avec celui du corps humain, inévitable réflexe que nous développons à chaque fois qu’une situation nous dépasse.
Back flippe(Nexus Jan.-Fév. 2011) Déchets hautement toxiques, particules radioactives, mines à fragmentations abandonnées, troisième génération de malformation et un taux de cancer 300 fois plus élevés au Vietnam. L’Irak, pays autrefois exportateur devenu aujourd’hui dépendant à 80% des ses importations après une désertification de 90% de son territoire. Réserves Navajos souillées, des milliards d’hectares irradiés par ses essais nucléaires ; la politique de l’armée américaine en fait le premier pollueur de la planète. (…)
Il saute désormais aux yeux que notre mode de vie consumériste se fait au détriment du partage et se satisfait d’un avenir climatique que nous confisquons au futur.
Il faut 640 litres d’eau pour produire 1 kg de pdt et 7,000 pour 1 kg de steak.
1,800,000 personnes décèdent chaque année dans le monde pour avoir consommé de l’eau impropre.
En trente ans, trente pourcents des ressources de la planète ont disparues.
Les prises accessoires (non commercialisables) reprèsentent 40% (38 mln de tonnes) du volume total de la pêche industrielle (Rapport Greenpeace 2010)
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